Réalisations

Dans cette page je présente quelques-unes de mes réalisations. Comme beaucoup d'amateurs, je suis parti, il y a plusieurs années, des schémas publiés dans la revue l'Audiophile et avoue avoir été surpris par la qualité des résultats obtenus.

Vous trouverez donc :


Le préamplificateur Kanéda

Avant de me lancer dans les bricoles de tout type, j'avais fait l'acquisition d'un préamplificateur hors normes pour l'époque (dans les années 70). Il s'agit du Sony TA2000F. Une bête de course saluée comme telle dans la presse spécialisée. Des possibilités innombrables, une qualité de fabrication exceptionnelle, des caractéristiques au top, bref je m'étais offert une petite folie. Mais intrigué par ce qui se disait à propos du préamplificateur Kanéda, je me lançais dans la réalisation de la première partie de ce préamplificateur, à savoir, la partie RIAA. Raccordement direct à un amplificateur via un potentiomètre et là, stupéfaction, le Kanéda me satisfait plus à l'oreille que le Sony. J'entreprends donc le construction complète de ce préamplificateur et je range le Sony dans un placard. Il y est toujours et fonctionne toujours très correctement mais le Kanéda restera mon préampli préféré pendant de nombreuses années.

Ci-dessous quelques images du préamplificateur SONY TA2000F :

TA2000-F       TA2000-F ext      TA2000-F Int

Le schéma

Il respecte strictement celui publié dans la revue l'Audiophile. Ce schéma très performant représente la partie linéaire du pré-amplificateur. A noter, les transistors utilisés diffèrent de ceux figurant dans la revue et ont été fournis par la maison de l'Audiophile.

Schéma du préamplificateur Kanéda de l'Audiophile - Etage linéaire
Schéma du préamplificateur Kanéda de l'Audiophile - Etage linéaire

La réalisation

La réalisation des circuits imprimés (un pour le circuit RIAA et l'autre pour l'amplification linéaire, tous deux très semblables). Les prolongateurs d'axes sont des DIY car à l'époque on n'en trouvait pas dans le commerce.

Réalisation DIY du préamplificateur Kanéda
Réalisation DIY du préamplificateur Kanéda

L'alimentation

Plein de gros condensateurs, c'était un critère de qualité incontournable, mais surtout un filtre secteur et ça, c'est un apport non négligeable compte tenu des perturbations diverses que connaît cette source d'énergie.

La petite alimentation (sur la gauche de la photo) sert à l'alimentation d'un filtre électronique 2 x 3 voies analogiques. Une page tourne...

Alimentation du préamplificateur Kanéda
Alimentation du préamplificateur Kanéda


Un filtre analogique

10 février 2008

Vers la fin des années 70, la revue "L'Audiophile" commençait à faire parler d'elle dans le petit monde de l'audio haut de gamme. Je m'étais donc lancé dans la réalisation du préamplificateur Kanéda qui, comme indiqué ci-dessus, m'a apporté beaucoup de satisfaction pendant de nombreuses années. Quelques écoutes rue de Belfort à la Maison de l'Audiophile m'ont convaincu de l'apport significatif de la multi amplification. Il fallait que je franchisse le pas ! A cette époque-là, les circuits intégrés linéaires n'avaient plus de secrets pour moi et la conception d'un filtre de pente 18 dB/octave s'avérait assez simple pour que je me lance dans une réalisation.

Le schéma

Le schéma est fort simple et basé sur l'utilisation d'un étage suiveur procurant un gain de 1. Une cellule filtrante à 12 dB/octave devant, une à 6 dB/octave derrière suivie elle-même d'un autre étage suiveur pour isoler la dernière cellule. Un potentiomètre de 10 k octets (variation log) permet de régler le niveau de sortie.

Le passe-bande est réalisé au moyen de 2 cellule en série, une cellule passe-haut suivie d'une cellule passe-bas.

Sur le schéma apparaissent des valeurs du genre : 2R, R/2 ou 2C et C/2. Elles sont liées aux valeurs RC calculées à partir de la formule de Thomson ( F= 1/2∏RC ). Pour la réalisation, 2R est obtenu en câblant 2 résistances en série et pour R/2, 2 résistances en parallèle. Même démarche pour les condensateurs.
Cette méthode me semblait plus simple (bien qu'un peu plus onéreuse) pour obtenir les valeurs exactes.

Schéma d'un filtre analogique de type Butterworth 18 dB/octave
Schéma d'un filtre analogique de type Butterworth 18 dB/octave

Pour la réalisation, j'ai choisi une certaine forme de simplicité : une valeur de résistance "standard" de 10 K Ohms. Le tableau ci-dessus me laissant une bonne latitude dans le choix des fréquences de coupures.

Filtre analogique : Calcul des fréquences de coupures
Filtre analogique : Calcul des fréquences de coupures

La réalisation

J'avais le choix de réaliser un circuit imprimé pour chaque cellule, mais après avoir dessiné le circuit pour une cellule, il ne fallait plus qu'un copier/coller ! Je me suis donc lancé dans la réalisation d'un unique circuit imprimé. Gros boulot car à cette époque là, les ordinateurs et les outils de conception de circuit imprimé n'étaient pas accessibles à l'amateur. C'est donc avec des pastilles et traits décalcomaniés que j'ai réalisé ce circuit !
Pour la mise en ligne sur mon site, j'ai donc redessiné ce circuit avec les outils disponibles aujourd'hui. Un vrai bonheur !!!

Filtre analogique : le circuit imprimé
Filtre analogique : le circuit imprimé

La photo du circuit câblé montre de haut en bas :
- les rails d'alimentation en ± 15 volts, séparés pour les voies droite et gauche,
- les découplages de chaque cellule : 100 µF + 0,1 µF (les condensateur rouges (Wima) sur chaque branche d'alimentation,
- les circuits intégrés linéaires LF356 de National Semi-conducteurs,
- les condensateurs et résistances des cellules de filtrages

Joli morceau, non ?

Filtre analogique : Le circuit imprimé équipé
Filtre analogique : Le circuit imprimé équipé

Le circuit dans son coffret.

Aucun fil blindé ! La boite est en métal, l'alimentation (transformateur notamment) est déportée dans le coffret d'alimentation du préamplificateur Kanéda (voir plus haut).
Deux gros condensateurs de 15000 µF accueillent l'alimentation extérieure qui arrive sur une prise DIN 3 broches à verrouillage largement suffisante pour laisser passer les quelques dizaines de milliampères nécessaires au fonctionnement du filtre.
Les potentiomètres sont des Cosmos (assez réputés à l'époque), leur manipulations pouvant être qualifiée d'onctueuse...
entre les deux séries de potentiomètres, une Led alimentée au travers de 2 résistances.
Les fiches RCA d'entrée/sortie sont fixées sur une carte époxy et totalement isolées du châssis afin de garantir un circuit correct de masse.

Filtre analogique : la réalisation finale
Filtre analogique : La réalisation finale

Résultats
Un filtre silencieux (les ronflettes et bruits de toutes sortes étaient ma hantise à l'époque ! ) et qui faisait ce qu'il avait à faire !
Bien sûr, le filtrage numérique que j'utilise aujourd'hui est infiniment plus souple et permet bien plus que ce filtre. Autre époque !


Amplificateur 8W Classe A

Mise à jour du : 28 mai 2007

Le schéma

Schéma de l'amplificateur 8W Classe A de l'Audiophile
Schéma de l'amplificateur 8W Classe A de l'Audiophile

Le brochage des transistors

Brochage des tarnsistors de l'amplificateur 8W Classe A de l'audiophile
Brochage des transistors de l'amplificateur 8W Classe A de l'audiophile

La réalisation

Ci-dessous le schéma de l'alimentation :

Schéma de l'alimentation de l'amplificateur 8W Classe A de l'Audiophile
Schéma de l'alimentation de l'amplificateur 8W Classe A de l'Audiophile

Le transformateur est un transfo torique Metalimphy de 120 VA
Les résistances de 4 ohms sont réalisées à partir de 2 résistances de 8 ohms - 10 watts montées en parallèle pour des raisons de dissipation thermique.
Le pont de diodes supporte un courant de 35 ampères.
Les selfs, dont je ne me rappelle plus la valeur, assurent un excellent filtrage résiduel. L'amplificateur est parfaitement silencieux.

Ma réalisation de l'amplificateur 8W Classe A de l'Audiophile
Ma réalisation de l'amplificateur 8W Classe A de l'Audiophile

Les gros condensateurs de 68000 µF sont reliés par des barres de cuivre de 10 x 5 mm, histoire de minimiser les pertes lors des appels de courant.
Le petit circuit supportant les 2 relais associés au circuit de protection des haut-parleurs.
Juste au-dessus, une douille rouge et une bleue (il en existe une noire entre les deux qui est masquée par l'entretoise supportant le circuit de protection). ces douilles ont servi un certain temps au fonctionnement sur 2 grosses batteries 12V !
A noter  : le câblage en étoile de toutes les masses de l'amplificateur garant de l'absence de ronflette.

Cet amplificateur est, à l'écoute, une pure merveille. Son seul handicap est sa faible puissance limitée à 8W.


Amplificateur 50W Classe A

Mise à jour du : 31 mai 2007

Le schéma

Il s'agit du schéma publié dans la revue l'Audiophile en octobre 1988 (Audiophile n°1 Nouvelle série ou n°44 suite de l'ancienne série)

(Cliquer sur l'image pour obtenir une meilleure définition).

Schéma de l'amplificateur 50W Classe A de l'Audiophile
Schéma de l'amplificateur 50W Classe A de l'Audiophile

Le brochage des transistors

(Cliquer sur l'image pour obtenir une meilleure définition).

Brochage des transistors utilisés dans le 50W Classe de l'Audiophile

Brochage des transistors utilisés dans le 50W Classe de l'Audiophile

L'alimentation

(Cliquer sur l'image pour obtenir une meilleure définition).

Ci-dessous le schéma de l'alimentation :

Schéma de l'alimentation du 50 Watts
Schéma de l'alimentation du 50 Watts

La réalisation

La partie la plus pénible de la réalisation : la mécanique ! L'usinage du châssis.

Ma réalisation du châssis du 50W Classe A de l'Audiophile
Ma réalisation du châssis du 50W Classe A de l'Audiophile

A noter les trous carrés pour une bonne ventilation des radiateurs qui seront fixés dessus.

Vue de face :

Réalisation du 50W Classe A de l'Audiophile : vue de face
Réalisation du 50W Classe A de l'Audiophile : vue de face

Deux gros transformateurs toriques de 300 VA - 2 x 25 V pour alimenter la partie "puissance" de l'amplificateur. Un plus petit de 80 VA 2 x 35 V pour alimenter la partie "amplification" en tension.
Pour mettre l'ensemble sous tension, j'ai choisi de commuter par un petit switch en façade un relais acceptant de fortes intensités. Les deux ros condensateurs au bas, à droite et à gauche de l'image servent au filtrage de l'alimentation +/- 40 V.
Tous ces éléments sont fixés sur une contre façade visible sur la photo suivante.

Vue de dessus :

Réalisation du 50W Classe A de l'Audiophile : vue de dessus
Réalisation du 50W Classe A de l'Audiophile : vue de dessus

Les 8 radiateurs (ça chauffe pas mal ! ) Les 4 condensateurs à tête rouge sont les 100000 µF - 40 V. Dessous, les deux condensateurs de 47000 µF - 63 V et de chaque coté les deux selfs de filtrage

Vue de dessous :

Réalisation du 50W Classe A de l'Audiophile : vue de dessous
Réalisation du 50W Classe A de l'Audiophile : vue de dessous

L'envers du décor !
Entre les deux circuits imprimés, le circuit de protection des haut-parleurs.
Les condensateurs de 100000 µF sont reliés par des barres de cuivre de section 10 x 5 mm.
Le pont redresseur est fixé à à la contre façade assurant ainsi un bon refroidissement.


Amplificateur 30W Classe A

Un amateur de musique (Alain.A) achète un jour un gros amplificateur Hiraga d'occasion. Construit par un amateur expérimenté, l'appareil joue ans la catégorie très haut de gamme. Au cours d'une manip malencontreuse consistant à brancher un gros câble sur une des sorties, la borne HP tourne et c'est le contact avec la masse ! Boum !!!

Alain se met donc à la recherche d'un réparateur digne de ce nom et trouve sur le net un personnage spécialiste du vintage. L'appareil reste 2 mois dans ses mains et est rendu à Alain. Mais l'un des amplis donne beaucoup moins de puissance que l'autre. Désespéré, l'amateur se remet à chercher quelqu'un qui puisse faire quelque chose pour son bel amplificateur. Je tombe alors sur le Super 30W Classe A réalisé d'après un schéma de Jean Hiraga paru dans la revue l'Audiophile en Janvier 85.

Vue de l'amplificateur Super 30W Classe A
Vue de l'amplificateur Super 30W Classe A

20kg d'électronique dans un coffret bien construit. Des poignées indispensables pour le déplacer.
En façade, 2 vumètres donnant une approximation du niveau de sortie. Une prise jack pour un éventuel casque. Une série de contacteurs/inverseurs dont le fonctionnement laisse dubitatif, 3 voyants dont seul celui de droite, le jaune, signale la mise sous tension et le nom "Hiraga" apposé sur la façade avec des lettres en relief. L'amateur qui a construit cet amplificateur devait être un fervent admirateur du concepteur du circuit.

Vue interne de l'amplificateur Super 30W Classe A
Vue interne de l'amplificateur Super 30W Classe A

L'alimentation est massive et prend une part non négligeable dans le poids global de l'appareil.
Un transformateur d'une taille respectable que j'estime à 300 VA (aucune inscription n'indique la puissance) fourni 2 x 20V. Il est monté sur des pieds amortisseurs en caoutchouc pour éliminer la transmission des éventuelles vibrations au châssis. Un pont redresseur de puissance alimente les condensateurs d'entrée de filtrage de 68000 µF / 40 volts. Deux résistances de puissance de 0.22 ohms / 5 W font le lien avec les 4 condensateurs de 330000 µF / 25 volts alimentant les cartes amplificatrices. La tension mesurée aux bornes de ces condensateurs est de 26,5 volts ! Des barres de cuivre de 12 mm² de section relient les condensateurs entres eux et sont terminées par des condensateurs MKC de découplage de 2,2 µF. Les câbles de masse et les tensions symétriques sont directement soudées sur les barres de cuivre. C'est du sérieux.

Viennent ensuite les cartes amplificatrices encadrant une autre carte supportant le circuit de temporisation et de protection des HP. Puis, ontée verticalement sur le flanc droit du châssis, une petite carte assure la mise sous tension temporisée du transformateur. Cette carte est alimentée par le petit transformateur qui se trouve contre la face avant sous les voyants. L'utilisation d'un relais permet l'utilisation d'un petit switch plus élégant qu'un gros bouton pour la mise sous tension. J'ai utilisé cette approche pour le 50W décrit plus haut. Ce switch est découplé par 2 petits condensateurs d'anti-parasitage.
Les sorties et entrées des cartes amplis sont reliées à la carte de temporisation/protection. de cette carte par un câble en nappe multicolore qui alimente les vumètres, les contacteurs/inverseurs et les voyants à l'exception du voyant jaune directement relié au transformateur principal.

Quatre gros radiateurs, non visibles sur la photo, supportent les transistors de puissance et leurs connections effectuées par des câbles de 2,5 mm² de section traversent le fond de l'ampli via des passe-fils.

Dépannage

Lorsque Alain m'amène cet ampli, un canal donne nettement plus de puissance que l'autre. Il sort pourtant des mains d'un réparateur spécialisé dans le matériel "vintage" qui a ouvert de grands yeux quand il a soulevé le capot de l'amplificateur ! Il est vrai qu'il n'est pas fréquent de voir trôner 6 très gros condensateurs dont 4 de 330000 µF reliés par des barres de cuivre !

La photo présentée ci-dessus ne reflète pas l'impression de fouillis que l'on a lorsque l'ampli est à portée de main !
Comme toutes les entrées et sorties des cartes amplificatrices sont reliées à la carte centrale dont je n'ai pas le schéma et dont j'ignore le fonctionnement, je la mets en cause immédiatement. Je branche un générateur BF sur les entrées et je regarde à l'oscilloscope le signal qui arrive sur les cartes. effectivement, l'un des signaux est très nettement inférieur au signal envoyé par le générateur. Je déconnecte donc de la carte les câbles qui arrivent des prises RCA et ceux qui partent de la carte vers les amplificateurs et relie directement les prises RCA aux cartes amplis. Bingo ! Les deux amplificateurs sortent la même puissance. Je me demande alors si cette carte assure une quelconque protection !

Pour débrancher les entrées il a fallu que je démonte également les cartes amplificatrices car les sorties étaient également reliées à la carte centrale. J'avoue avoir été effrayé par le dessous de la carte qui avait été réparée. Il avait fallu dessouder les transistors drivers et certainement les fils provenant des transistors de puissance soudés directement sur la carte. Le circuit imprimé en avait pris un sacré coup !

Circuit imprimé d'une des cartes amplificatrices
Circuit imprimé d'une des cartes amplificatrices

Certaines pistes sont décollées, voire, arrachées. Quelques soudures incomplètes. Brrrr !
A noter que cette carte est une carte d'origine. Il s'agit de la carte de l'ampli 20W Classe A de l'Audiophile.

Mais, l'amplificateur fonctionne. Je dis à Alain qu'il serait souhaitable de refaire ces cartes car la fiabilité me semble douteuse. De plus, je n'ai aucune assurance que la carte de protection protège quelque chose et qu'on trouve dans le commerce des cartes de protection dans le commerce qui ne valent pas très chères et qui ont fait leur preuve.
Pour quelques dizaines d'Euros cet amplificateur sera remis à neuf avec une protection digne de ce nom. J'ai le feu vert et l'ampli repart endant que je commence à plancher sur le dessin du circuit imprimé et que dresse la liste des composants que je ne récupèrerai pas sur les anciennes cartes.

Drame ! Dès l'ampli rebranché des crépitements violents se font entendre dans les enceintes. Coup de téléphone désespéré d'Alain qui me ramène la bête. Je constate que le zéro volts fluctue selon ce qu'il y branché en amont ! Il repartira donc avec et réglera le "zéro" sur place. Ca marche ! (Ce qui n'est tout de même pas normal).

Rénovation

Des détails m'intriguent. Les tensions d'alimentation symétriques mesurées sont de 26 volts alors que le schéma original précise 21 volts. Les transistors d'entrée sont alimentées sous 22V au lieu de 20V et il me semble me souvenir que dans la revue l'Audiophile cet amplificateur avait l'objet d'une version poussée à 30W. Ce sont les 4 condensateurs de 330000 µF qui achèvent de me convaincre qu'il ne s'agit pas de la version standard de 20W.
Recherche dans la collection de l'Audiophile. Dans la rubrique "On en parle" du numéro 34 de janvier 85, je trouve un article sur les amplificateurs Jean Hiraga ou il est bien question de l'évolution du 20W vers un 30W.
Les schémas ont la même structure et utilisent les mêmes transistors. Seuls quelques composants changent de valeurs et notamment la valeur de la résistance de contre-réaction qui passe de 200 à 300 ohms.

Schéma de l'amplificateur 20W Classe A de Jean Hiraga
Schéma de l'amplificateur 20W Classe A de Jean Hiraga

Schéma de l'amplificateur 30W Classe A de Jean Hiraga
Schéma de l'amplificateur 30W Classe A de Jean Hiraga

Lorsque j'avais branché générateur et oscilloscope, j'avais remarqué une belle oscillation à 1 Mhz. Celle-ci provoquait un léger buzz dans les HP. Sur les schémas ci-dessus, on aperçoit des petits condensateurs de 68 pF sur les transistors drivers et un 2200 pF en parallèle sur la résistance de contre-réaction. Dans l'article, l'auteur précise que les performances de l'alimentation sont telles qu'il avait du apporter ces solutions pour résoudre des petits problèmes de réponses en très hautes fréquences.

Je redessine donc un nouveau circuit imprimé. Voici le résultat après perçage et câblage :

Cartes amplificatrices de l'ampli 30W Classe A
Cartes amplificatrices de l'ampli 30W Classe A

Sur les cartes d'origine, les fils reliant les transistors de puissance aux cartes étaient soudées coté circuit imprimé. Du point de vue maintenance et un peu pour l'esthétique aussi, je me suis dit qu'il valait mieux percer des trous pour laisser passer les fils et souder proprement coté circuit. J'ai donc prévu de larges pastilles de 7 mm de diamètre percée à 2,5 mm. J'ai par contre choisit l'option des cosses du coté opposé pour l'entrée et la masse. A noter que cette masse est une référence de tension seulement, la masse de "sortie", c'est-à-dire coté HP est reliée directement au point milieu de l'alimentation par un gros câble car là, il peut passer une grosse intensité.

Le circuit de protection

Là, j'ai donné dans la facilité ! Le kit Welleman K4700 s'imposait. Pour une vingtaine d'Euros, il n'était pas question de faire l'étude, réaliser le circuit imprimé, acheter les composants, etc. Ce kit très largement utilisé a fait ses preuves auprès de nombreux amateurs.

Le schéma est très simple :

Schéma du kit Welleman K4700
Schéma du kit Welleman K4700

Implantation du kit Welleman K4700
Implantation du kit Welleman K4700

Deux possibilités d'interconnexion selon que les amplis connectés sont pourvus d'une alimentation simple ou symétrique :

Interconnexion du kit Welleman K4700
Interconnexion du kit Welleman K4700

Le kit Welleman K4700 monté
Le kit Welleman K4700 monté

Ci dessous, le remontage de l'ampli avec les nouvelles cartes amplificatrices et la carte de protection Welleman K4700.
Sur cette photo, on aperçoit les radiateurs fixés sur le fond qui supporte également les prises d'entrée RCA et les bornes HP. En fonctionnement les radiateurs sont chauds et leur température est à la limite du supportable si l'on pose la main dessus. Heureusement il sont fixés à l'extérieur du coffret.

Vue interne du Super 30W Classe A
Vue interne du Super 30W Classe A

J'ai complètement refait le circuit de masse selon la technique dite "en étoile". J'ai quand même du ajouter en parallèle sur les condensateurs de découplage de 2,2 µF situés aux extrémités des barres de masse, deux condensateurs supplémentaires de 1 nF pour limiter la sensibilité des câbles du circuit de masse. Curieusement, lorsque je rapprochais à la main ces câbles vers les condensateurs de 330000 µF, une ronflette apparaissait dans les HP, comme si les condensateurs rayonnaient ! Je n'ai pas d'explication sur ce phénomène que j'observe pour la première fois.

J'ai rebranché les vumètres directement sur la sortie des amplis. Ils ne donnent qu'une indication approximative du niveau mais permettent de voir immédiatement si, en l'absence de modulation, il y a un décalage de l'offset (Zéro volts).

Ces vumètres peuvent également être éclairés. L'éclairage est branché sur les condensateurs d'entrée (les 68000 µF) via des résistances chutrices car les ampoules fonctionnent sous une tension de 6 volts. Après coupure secteur, l'éclairage de ces vumètres reste actif un bon moment, le temps de décharge des condensateurs.

L'écoute

Mon installation étant multi-amplifiée, j'ai branché cet amplificateur sur mes caissons de basses. Je n'ai pas noté de différence avec les amplis Harman Kardon de 110W. L'impact dans le grave et la tenue des HP est une réalité.


Le contrôle de volume 6 voies

Le contrôle de volume 6 voies de Sélectronic
Le contrôle de volume 6 voies de Sélectronic

Ce module en kit remporte visiblement un grand succès car je l'ai attendu un bon moment.

Pas trop de difficulté pour le monter, mais le montage des composants CMS est délicat. Il est d'abord nécessaire de bien repérer ces composants par leurs valeurs et mettre de coté ceux sur lesquels il n'y a aucune indication : les condensateurs. Une petite loupe n'est pas superflue pour lire les valeurs des composants. La température du fer ne doit pas être trop élevée et j'ai réglé le mien à 300°C. Une goutte de soudure sur l'emplacement du circuit imprimé qui reçoit la première connexion. Puis, à l'aide d'une fine pince (brucelles coudée) on fait glisser le composant vers sa destination en chauffant la goutte de soudure précédemment déposée et on lâche le fer. Il ne reste plus qu'à souder l'autre connexion. Il ne faut pas trembler car la soudure est au 1/2 mm près. Il faut s'armer de patience lors de l'étape CMS car il y en a un bon nombre et un problème au niveau de ces composants minuscules est vite arrivé.

Les composants discrets se montent, eux, sans aucun problème. Il faut pourtant veiller à couper les pattes des composants traversants car les petites entretoises en plastique qui servent à fixer le circuit imprimé dans le coffret ne sont pas si hautes que ça et si on n'y prend pas garde les prises RCA, l'axe du potentiomètre et celui de la diode LED ne se retrouveront pas à la bonne hauteur.

Rien à dire de particulier sur le réglage des alimentations : un jeu d'enfant. Par contre, la phase de réglage des différents offsets est assez simple, mais un problème peut apparaître : l'offset ne peut être réglé à 0. Ce cas peut survenir si les transistors présentent trop d'écarts dans leurs caractéristiques et il faut les changer. L'opération est assez délicate car ils sont collés les uns aux autres et il faut se référer au schéma d'implantation pour changer ceux qui doivent être changés.

Le coffret est en plastique. Le perçage est donc facile à faire. Le plus dur est de respecter les cotes car la perceuse dérape vite. J'ai commencé par percer des trous de 1,5 mm de manière à assurer un guidage correct pour les diamètres supérieurs.

Deux à trois jours de travail sont nécessaires si on veut faire les choses proprement, notamment au sujet des composants CMS ou il est sage de prendre son temps et de faire des pauses régulières tant l'attention doit être soutenue.

Mais pourquoi un tel appareil ?

Pour pouvoir limiter le nombre de conversion analogique/numérique et vice-versa toujours nuisibles à l'oreille.

L'avenir étant au numérique, comme je l'ai indiqué en introduction de mon site, les sources dont nous disposons et disposerons de plus en plus seront numériques. A l'heure actuelle (fin 2006) le CD et le DVD, pour faire simple, sont les principales sources que l'on peut exploiter en numérique. La radio pointe son nez timidement et si il est possible de s'équiper d'un récepteur numérique (DAB : Digital Audio Broadcasting) les programmes accessibles en France sont encore assez limités. N'étant pas équipé de décodeur satellite pour recevoir la télévision, je ne sais si ces appareils sont pourvus de sortie numérique pour l'audio, la télé par câble n'en propose pas encore.

L'idée est donc de conserver le signal sous sa forme numérique le plus possible car beaucoup moins sensible  aux perturbations extérieures de toutes sortes qu'un signal analogique.
C'est ce que je montre dans le synoptique ci-dessous. Le signal numérique (en rouge) issu d'un lecteur CD par exemple ne sera converti en analogique qu'après tous les traitements infligés au signal dans le filtre numérique DCX2496 : filtrage fréquentiel, corrections ponctuelles, mise en phase, retards,...
On voit par opposition ce qui se passe lorsqu'on part d'une source analogique, le son de la télé ou celui de la radio par exemple. Le signal subit une première conversion (analogique/numérique), puis après traitement dans le DCX2496 une conversion dans l'autre sens. Ça fait beaucoup et ça s'entend !

Le problème rencontré, qui nécessite le contrôle de volume 6 voies, est le suivant :
lorsqu'on branche un lecteur CD ou DVD via une liaison optique ou coaxiale, le signal obtenu est "fixe". Entendons par là qu'il n'y a pas de réglage de volume, et il faut bien, à un moment ou à un autre, régler ce volume. C'est le rôle du contrôle de volume 6 voies présenté plus haut, celui-ci étant placé après l'unique conversion numérique/analogique de l'ensemble.

Paradoxe : pourquoi donc insérer un pré-ampli entre les sources et le convertisseur SRC2496. ?
Dans le cas des liaisons numériques, celui-ci ne sert effectivement à rien, c'est juste un commutateur qui permet le choix entre plusieurs sources numériques, un CD, un DVD, ... Toutefois, ce pré-ampli assure des décodages "Home-cinéma" : Dolby Pro-logic, Dolby Digital, DTS, ... Dans tous les cas le DCX2496 ne voit arriver qu'un signal numérique, une conversion étant réalisée ou pas par le convertisseur SRC2496. Ce cas est rencontré par exemple lorsque le son analogique de la télé est sélectionné. Le décodage envoie alors les canaux droit et gauche vers le DCX2496 qui drive les enceintes principales.

Synoptique montrant l'insertion d'un contrôle de volume en sortie du filtre
Synoptique montrant l'insertion d'un contrôle de volume en sortie du filtre

4 mai 2009

Un problème de bruit

Je reçois de temps en temps des messages d'amateurs désemparés par les bruits parasites que génère parfois cet appareil (ronflette, buzz, souffle). Ayant moi-même eu quelques soucis de cet ordre, je narre ici la recherche du problème et la solution apporté par Sélectronic.

J'avais été assez satisfait d'avoir pu me sortir sans trop de difficultés du soudage des composants CMS et c'est donc avec fébrilité que je me suis mis à confectionner les 12 câbles permettant de raccorder ce beau morceau d'électronique.

L'appareil fonctionne du premier coup, mais ça ronfle, ça souffle, ça crépite ! Une belle ronflette dans le grave, du souffle et des crépitements dans le medium et l'aigu. J'imagine bien qu'il y doit y avoir des boucles de masse et peut-être des accrochages dus à une oscillation haute-fréquence ou je ne sais quoi encore.
Je branche un oscilloscope sur l'une des sorties pour voir la nature du bruit. Pas évident de distinguer quelque chose mais au hasard d'une manip, je remarque que lorsque je pose un doigt sur le potentiomètre le bruit change de nature !
Il faut que j'en ai le cœur net. Je monte donc une configuration de test :

Configuration de test du contrôle de volume 6 voies Sélectronic
Configuration de test du contrôle de volume 6 voies Sélectronic

Pour mettre en évidence le problème, je sors l'appareil de sa configuration opérationnelle, c'est-à-dire, celle qui permet de régler le volume sonore des 6 voies de sortie du filtre numérique DCX2496. Comme la ronflette est importante, je sors du rack la carte supportant les 2 transformateurs d'alimentation que j'éloigne de 50 cm environ, j'éloigne autant que possible les câbles secteur du câble audio. Je court-circuite l'une des entrées et branche la sortie correspondante sur un amplificateur lui-même relié à un haut-parleur Supravox non filtré.
Tous les bruits mentionnés plus haut sont nettement perceptibles à 3 mètres du HP !
Je refais la manip sur chacune des entrées-sorties. Même résultat. Le problème vient donc bien de cet appareil.

Je contact Sélectronic à Lille et le concepteur s'étonne car il n'a jamais eu d'information en ce sens. Il me demande donc de lui envoyer pour expertise. Quelques jours plus tard, le SAV de Sélectronic m'interroge pour savoir ce que je reproche à cet appareil qui fonctionne normalement. Explications...

Une semaine plus tard l'appareil revient. Je rebranche et il faut reconnaitre que les diverses perturbations sont très atténuées même si elles n'ont pas complètement disparues (Il faut maintenant que je me rapproche du HP pour entendre encore ces petits bruits, mais à 3 mètres ils sont quasiment inaudibles). Comme ce qui a été fait ne saute pas aux yeux j'appelle Sélectronic qui m'informe qu'un condensateur CMS de 100 nF a été ajouté entre les masses analogique et numérique. C'est ce condensateur qui est visible sur la photo ci-dessous (dans le cercle jaune).

Correction des problèmes de bruits par ajout d'un condensateur de 100 nF entre masse analogique et numérique
Correction des problèmes de bruits par ajout d'un condensateur de 100 nF entre masse analogique et numérique

Cela fait maintenant un peu plus de 2 ans que j'utilise cet appareil qui remplit correctement la fonction pour laquelle il a été prévu.

Vue avant du contrôle de volume 6 voies Sélectronic    Vue arrière du contrôle de volume 6 voies Sélectronic
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