Foobar

www.audiotechno.fr

Introduction

27 juillet 2009 revu le 4 février 2012

Cela fait quelques années maintenant que j'utilise Foobar pour gérer et accéder à ma discothèque. J'avoue que plus le temps passe et plus j'apprécie son utilisation et ses possibilités. A l'occasion de discussion avec des amateurs ou de lecture d'articles sur le Web et sur certains forums, il m'arrive de trouver de nouveaux modes d'utilisation ou des idées d'amélioration. J'ai donc décidé de créer une page plutôt orientée "utilisation musique" et/ou vers l'aspect "logiciel" et ai extirpé certains passages de la page "PC & Musique" que j'oriente désormais vers l'aspect "matériel".

Donc, comme tout le monde, enfin ceux qui s'intéressent à la qualité de la restitution sonore, J'ai cherché et trouvé sur le Web le fameux lecteur Foobar2000  ! Il fait apparemment l'unanimité dans le monde entier...
Il faut bien reconnaitre que tant qu'on ne possède qu'une petite quantité de CD (quelques centaines) l'utilisation de l'informatique pour gérer une discothèque n'est pas indispensable, et si l'on est un peu ordonné, on arrive à retrouver rapidement le disque que l'on veut écouter. Mais, les véritables amateurs possèdent eux, plusieurs milliers d'albums. Ca peut sembler étonnant, mais, j'en connais et j'ai même entendu dire il y a quelques années un vendeur de la Fnac au rayon classique qui considérait qu'un véritable amateur de musique possède 4 à 5000 disques ! Dans ce cas, l'ordinateur est un outil qui facilite beaucoup les choses.

Il faut dire qu'il faut se faire un peu violence pour attaquer le problème de l'interface. J'entends par ce mot ce qui se présente à l'écran lorsque vous lancez le logiciel pour la première fois après l'avoir téléchargé. On n'est plus face aux écrans très élaborés de Windows Media Player ou de l'iTunes d'Apple. Et ce que l'on voit est quelque peu déroutant. Alors, il faut retrousser les manches et parcourir les menus pour modifier à sa guise l'écran d'accueil.

Foobar quasiment brut de décoffrage
Foobar quasiment brut de décoffrage

Mais Foobar offre la particularité très intéressante, en première approche, d'être structuré selon ce que l'on peut obtenir avec l'explorateur Windows en dossiers et sous-dossiers.

                   
A gauche, l'architecture vue par l'Explorateur Windows. A droite, la même architecture mais vue par Foobar
lorsqu'on active la vue"View - by folder structure" ce qui signifie d'ailleurs : "Vue par structure de fichiers".

Cette classification m'a semblé évidente lorsque j'ai commencé à ripper mes CD. Il fallait bien que les fichiers musicaux soient rangés quelque part et que je puisse les retrouver rapidement. Nous verrons plus tard que ceci n'est pas très important et les fichiers pourraient être mis en vrac dans un dossier unique.

Il est possible de faire à peu près tout ce que l'on veut en termes de présentation et, ayant vu sur le Web quelques images de réalisation très abouties, je me suis lancé. Après quelques tâtonnements, je suis arrivé à ça, qui me semble assez clair et fonctionnel :

Un exemple d'écran Foobar
 

En haut de l'écran, le titre du morceau en cours de lecture (la première ligne bleue). Au bas de l'écran, la deuxième ligne affiche le type de fichier lu. Le FLAC pour Free Lossless Audio Codec, les CD étant rippés avec EAC (Exact Audio Copy, un logiciel d'extraction facilement obtenu sur le Web), puis vitesse, fréquence, le mode de fonctionnement et l'indication des timings. C'est la commande "By folder structure" qu'il faut activer pour obtenir une structure "Windows".

Comme indiqué précédemment, j'ai réalisé la structuration des dossiers et sous-dossiers directement depuis "Explorateur Windows".
Dans chacun de ces sous-dossiers, j'ai créé un sous-dossier pour chaque artiste, puis un dossier par album dans lequel je range les fichiers musicaux. Si l'on veut afficher une image (la pochette du disque par exemple), il faut mettre l'image dans le même dossier que celui ou se trouvent les fichiers musicaux et ne pas oublier de renommer cette image en "Folder.jpg" sinon, elle ne s'affiche pas.
Remarque : Depuis les premières versions, Foobar a beaucoup évolué. En ce qui concerne les images, il est maintenant possible d'afficher beaucoup plus d'images. Les vues de recto-verso des pochettes (front cover.jpg, back cover.jpg), une photo de l'artiste (artist.jpg), plus deux autres possibilités disc.jpg et icon.jpg dont l'utilité m'échappe pour le moment.
Comme je trouvais qu'il y avait beaucoup de place sur l'écran, j'ai ajouté une fonction qui affiche le spectre fréquentiel en 20 bandes, mais on peut en demander 160 et les afficher en plein écran ! Ca fait un peu gadget, mais, lorsqu'on regarde et écoute en même temps, on a parfois des surprises.

Dématérialiser sa discothèque

Pour dématérialiser (correctement) sa discothèque il est souhaitable de se fixer quelques règles pour que les logiciels de lecture puissent fonctionner. Chacun peut bien sûr en imaginer beaucoup, mais il est nécessaire de faire preuve d'une certaine rigueur quant à leurs élaborations, et ce n'est pas si simple que ça !
Il faut d'abord envisager tous les cas qui peuvent se présenter quand on a un CD en mains. Ce que je présente n'est peut-être, voir sûrement, pas exhaustif, mais il faut bien commencer !

Quel type de CD pouvons nous trouver ?
- Un artiste ou un groupe, ex. : Alain Souchon, les Beatles mais aussi Mozart (un ou plusieurs concertos) ou Beethoven (une symphonie),
- Un compositeur & plusieurs interprètes, ex: Un hommage à Georges Brassens réalisé par plusieurs chanteurs qui reprennent ses chansons,
- Un interprète & plusieurs œuvres, ex: Un pianiste qui interprète un concerto de Mozart, un de Bach et un de Beethoven, tous présents sur le même CD,
- Plusieurs interprètes & plusieurs œuvres, ex: une compilation de Jazz.

C'est ici qu'interviennent les fameux Tags ou méta-données, qui sont des informations adjointes à chaque fichier musical.
De nombreux outils sont disponibles pour remplir ces informations qui sont formatées dans les fichiers et malheureusement, il n'y a pas vraiment de standardisation de ces données. Chaque lecteur fait un peu ce qu'il veut et si par exemple on renseigne ces données avec le lecteur d'Apple (iTunes) on peut avoir des surprises si on lit ces données avec Foobar ou Windows Media Player. Il faut aussi noter que les fichiers musicaux au format WAV ne peuvent pas être "taggués".
Cependant quelques données "de base" arrivent à traverser les embûches créées par les lecteurs.
Ci-dessous les données gérées par Foobar :

A ce stade il est nécessaire d'avoir un niveau minimum en anglais car Foobar ne propose pas de version française. Cela dit, le nom des données est suffisamment explicite pour s'y retrouver facilement. Dans le tableau ci-dessus, il est bon de renseigner toutes les données jusqu'à "Total discs". La donnée "Comment" (Commentaires) est laissée à l'appréciation de chacun.
Ci-dessous mes commentaires et analyses de ces méta-données :

Remplir automatiquement le champ "Artist Name"
Comme je l'indiquais dans le tableau ci-dessus, indiquer que "Mozart" est le nom de l'artiste est un peu sauvage. C'est tout d'abord un compositeur. Et si il n'y a pas d'artiste ou plutôt d'interprète il faut laisser ce champ libre. Mais alors, qu'est-ce qui apparaitra comme "Artist Name" ?
C'est là que l'on commence à comprendre la puissance de Foobar !

Il faut suivre la démarche suivante :
Dans cet exemple, je ne présente la manip que pour un compositeur, mais bien sûr, elle est généralisable à toute la discothèque. Il suffit alors de sélectionner "All Music" tout en haut de la structure (comme présenté plus haut).
On utilise pour cela les menus contextuels semblables à ceux qu'on utilise avec Word ou Excel et d'une manière plus générale avec tous les logiciels fonctionnant sous Windows. On active un menu contextuel en effectuant un clic droit sur la zone sélectionnée. Ici, La Symphonie N°3 de Gustav Mahler. On sélectionne ensuite les propriétés (Properties) et on fait de même sur "Artist Name" et on sélectionne "Format from other fields".
Sur l'écran ci-dessous, notez le lien hypertexte "Syntax Help" (en bleu, souligné). Cliquez-le, il fait référence à un fichier html d'aide à la syntaxe qui se situe dans le répertoire d'installation de Foobar. Dans la zone de saisie "Pattern", tapez la ligne de commande : $if3(%composer%,%performer%) ou copiez/collez-la depuis cette page. La colonne "New value" de la zone "Preview" affichera le résultat de la ligne de commande saisie dans "Pattern". Parcourez son contenu avant de cliquer sur "OK". Après, il ne sera plus possible de revenir en arrière !

La valeur prise pour "Artist Name"' sera alors celle figurant dans "Composer" ou "Performer" si le champ "Composer n'a pas été renseigné. Magique !!!

Foobar regorge de possibilités ! En voici une autre qui permet un choix de tri extraordinaire, seulement limité par le besoin ou l'imagination.
En partant encore de la structure présentée plus haut, on aperçoit tout en bas une fenêtre surmontée de l'inscription "View".
Par défaut, Foobar propose plusieurs possibilités :

Mais il est possible d'en créer d'autres qui apparaitront dans ce sélecteur et qui présenteront les informations différemment, comme vous le souhaitez.
Supposons que tous les champs compositeurs ("Composer") soient renseignés dans les méta-données et que vous souhaitiez les lister en indiquant à quel genre musical ils se rapportent, ainsi que le ou les albums relatifs à ce compositeur.

Il faut ouvrir les préférences de Foobar et sélectionner "Album List". On retrouve bien les différentes vues qui apparaissent dans l'écran ci-dessus. Pour ajouter un nouveau filtre, il suffit de cliquer sur 'Add new". On saisi alors le nom que l'on veut donner au filtre, ici, "Compositeur" puis, dans la colonne droite, on saisi ce que l'on veut filtrer, ici, le compositeur, le genre (auquel appartient le compositeur et le ou les albums de ce compositeur. Il faut noter que les critères apparaissent encadrés par des "%". J'ai dans cet exemple séparé les critères par des espaces encadrant des "-".
Ne pas oublier de faire "Apply" avant de sortir des préférences sinon le filtre ajouté ne serait pas pris en compte.


Zone de création de la commande "View"

Et voici le résultat qui apparait lorsqu'on sélectionne "Compositeur" dans "View" :

Mais il serait plus agréable d'avoir ceci :

A noter : J'ai changé la manière de référencer les compositeurs classiques. J'ai opté pour "Nom, Prénom" car si il est assez naturel de faire référence à "Alain Souchon", il l'est plus pour moi de faire référence à "Mahler". Question de choix...

Pour obtenir ce résultat, c'est assez simple. Il suffit d'insérer le caractère '|' dans la commande "View" : (%composer% | %genre% - %album%)


Zone de création de la commande "View"

Dans la foulée, J'ai fait la même chose pour les "performer", c'est-à-dire : les exécutants (Le chef d'orchestre, et/ou l'orchestre)
On perçoit les énormes possibilités d'affichage des informations contenues dans les "tags" de chaque fichier. Il est possible d'afficher tout ce que l'on souhaite sous la forme désirée en associant les informations que l'on juge utiles et/ou nécessaires.

(Je tiens à remercier ici mon ami Dominique qui m'a mis sur la voie des possibilités de Foobar)
A suivre, certainement...

10 avril 2009

Une sauvegarde incrémentale

Cela fait maintenant un bon moment que j'utilise un PC comme lecteur de CD. Ayant rippé la quasi totalité de mes CD, se pose la question de la sauvegarde. Il existe beaucoup de possibilités en termes de logiciels pour faire cela, mais une solution très simple ne coutant rien peut être mise en œuvre très facilement. Il s'agit d'utiliser la commande DOS : XCOPY.

Avec un outil de traitement de texte, le "bloc notes" de Windows est parfait pour cela, il suffit tout simplement d'écrire ces 2 lignes de commande et d'indiquer que le type du fichier est ".bat" (un fichier batch).

La commande "@echo off" affiche des messages à l'écran ou active (ON) / désactive (OFF) l'affichage des commandes

La commande "xcopy" copie des fichiers et des arborescences de répertoires.
Tout est dit !

L'exemple ci-dessus indique que le contenu du répertoire "Ma musique" se trouvant sur le disque "D" doit être copié dans le répertoire "Ma musique" du disque "F".

Dans mon cas, le disque "D" est le disque du PC dédié à la musique, le disque "F" est un disque de sauvegarde que je branche via une prise USB lorsque je veux faire une sauvegarde.

Les noms des disques et des répertoires doivent être adaptés selon le cas.
Attention au sens des "/" et "\" et respecter les espaces !!!

De nombreuses options permettent de modifier ou d'optimiser le fonctionnement de cette commande.
L'ensemble de ces options sont décrites sous DOS.
Sous Windows XP, faire "Démarrer", "Tous les programmes", "Accessoires" puis sélectionner "Invite de commande". Taper "help xcopy". La liste des options possibles s'affiche. Pour revenir à Windows, taper "exit".

Parmi les options disponibles, j'ai retenu les suivantes :

/E :    Copie tous les sous-répertoires, même ceux qui sont vides
/R :    Remplace les fichiers en lecture seule
/Y :    Supprime la demande de confirmation de remplacement des fichiers de destination existants
/I :    Si la destination n'existe pas et que plus d'un fichier est copié, considère la destination comme devant être un répertoire
/D :    Copie les fichiers modifiés à partir de la date spécifiée (j-m-a)
Si aucune date n'est donnée, copie uniquement les fichiers dont l'heure source est plus récente que l'heure de destination.

Remarque : Lorsque le fichier Batch est utilisé pour la première fois et qu'il y a beaucoup de fichiers à copier, la copie peut durer un certain temps qui dépend aussi de la vitesse des disques en lecture d'une part et de l'écriture d'autre part. Si on ajoute un nouveau fichier et que l'on relance un batch, XCOPY ne sauvegardera que ce fichier, c'est alors très rapide.

C'est un outil simple et performant, facile à adapter et à lancer, que j'utilise également pour les différents sauvegardes des fichiers de trouvant sur mon PC "de travail".

28 Mars 2011

Je n'ai plus besoin de tuner FM ou la radio via Internet

Il y a quelques jours, je vais écouter l'installation d'un ami. Au cours de nos échanges, il me fait part de sa passion pour la musique baroque. Rentré chez moi, je m'aperçois que j'ai complètement oublié de lui demander des références de disques afin de m'initier à celle-ci. Je lui envoi un mail en ce sens et il me répond que je peux écouter ce genre de musique sur une station de radio sur Internet via Foobar.

J'avais pourtant ressorti mon Tuner FM d'un placard afin de le brancher sur ma nouvelle carte son. Ca fonctionnait, mais avant de finaliser l'installation, je devais régler le problème du réglage du niveau de sortie de mon installation. Vieux sujet...

Quand j'ai reçu le mode d'emploi de Foobar pour écouter la radio sur Internet, le Tuner FM est retourné dans le placard !
D'après ce qu'on m'a expliqué, aujourd'hui la quasi totalité des radios préparent un flux numérique qui est ensuite distribué sur Internet, le câble, le satellite, sur les ondes pour les récepteurs numériques (qui sont encore assez rares sur le marché) et après conversion en analogique également sur les ondes pour les récepteurs classiques dont nous sommes tous équipés.
Certes, nous ne sommes pas dans le domaine de la Hi-Fi car la majorité des stations radios diffusent en MP3 à un débit de 128 kbps. Mais on peut trouver pire car certaines radios diffusent en 20 kbps ! Heureusement, on peut en trouver qui diffusent à des débits nettement plus élevés : 256, 320 kbps. Il y en a même quelques-unes qui fournissent un débit supérieur à 600 kbps et dans ce cas cela devient tout-à-fait acceptable.
De nombreux sites regroupent les stations de radio qui diffusent sur Internet. Certains sites classent les radios par pays, par genre et/ou débit de transmission. Il faut donc faire son choix parmi des milliers de stations dans le monde.

Quelques sites qui permettent d'accéder à ces radios, mais en cherchant un peu sur le Web, on doit pouvoir en trouver beaucoup d'autres :
http://www.internet-radio-guide.net/
http://www.listenlive.eu/
http://shoutcast.com/

Maintenant, pour écouter ces radios avec Foobar, il y a quelques manips à faire :

1. Ouvrir Foobar
2. Créer une playlist, (Files, New playlist, puis renommer éventuellement la playlist en faisant un clic droit sur celle-ci, activer Rename et entrer le nom choisi. Par exemple "Radios Internet")
 

Création d'une playlist avec Foobar

3. Lancer le navigateur Internet et saisir l'adresse d'un site contenant les liens vers les stations de radios comme indiqué ci-dessus. Par exemple :
http://www.listenlive.eu/
On arrive sur le site et on sélectionne par exemple le site qui regroupe les radios françaises

Il faut amener le pointeur de la souris sur la colonne qui indique les vitesses de transmissions disponibles, puis faire un clic droit et sélectionner "Copier l'adresse du lien". Dans l'exemple ci-dessus, c'est la vitesse de 128 kbps de la station "Le Mouv" qui est sélectionnée.

4. Revenir dans Foobar, puis ouvrir le menu "Files" et sélectionner "Add location" :

5. Clic gauche dans la fenêtre "Add location" qui s'affiche et ensuite clic droit, puis, coller. Le lien apparaît alors dans la fenêtre comme ci-dessous. Cliquer sur OK.

Il suffit alors de pointer sur la station et de cliquer sur "play" dans Foobar.
L'opération doit être répétée pour chaque station souhaitée, mais c'est plus long à expliquer qu'à faire....

27 août 2011

Vive la musique dématérialisée !

Ce sujet commence à être bien connu maintenant mais ce qui l'est moins c'est qu'il est possible d'accéder à des fichiers dits haute résolution, c'est à dire, qui soient supérieur à la résolution standard des CD classiques que l'on trouve dans le commerce (16 bits / 44,1 KHz). L'offre commence à s'étoffer un peu et de nombreux sites accessibles par Internet proposent de la musique en tous genres jusqu'à des résolutions en 24 bits / 192 KHz.
J'ai donc cherché et j'ai trouvé !

Avant d'aller plus loin, il est nécessaire de préciser qu'on trouve sur la toile quelques détracteurs qui, à juste titre peut-être, mettent en garde les amateurs au sujet de fournisseurs peu scrupuleux qui fournissent des fichiers haute résolution qui ne sont en fait que des fichiers standards simplement ré-échantillonnés. On croit alors avoir à faire à de la haute résolution alors qu'elle n'est pas native, je veux dire par là, que l'enregistrement n'est pas réalisé directement en haute résolution. Mais ce problème devrait rapidement s'estomper car les studios d'enregistrements effectuent dorénavant leur travail directement en haute résolution (au moins 24 bits / 96 KHz) et il y a probablement un bon moment que c'est le cas pour bon nombre d'entre eux.

Ce qui est plus récent, c'est que des sites, de plus en plus nombreux, proposent maintenant le téléchargement direct des fichiers en haute résolution. Il est important de préciser immédiatement que ces fichiers ne sont pas disponibles sous la forme d'un CD puisque ne répondant pas au standard du CD. Ces fichiers doivent donc être lu avec un "lecteur" logiciel comme celui que j'utilise : Foobar. Mais tous les lecteurs fonctionnant sur PC ou Apple  peuvent être utilisés : Windows Media Player, Itunes, MediaMonkey, etc.
Autre remarque, si on souhaite conserver de tels fichiers après téléchargement en les gravant sur un CD, il ne faut pas choisir l'option "graver un CD audio" car dans ce cas le fichier sera transformé en fichier pour CD (16 bits / 44,1 Khz) et il perdra ses caractéristiques haute résolution. il faut graver ces fichiers comme on le ferait pour des images, des fichiers Word ou Excel.

De quoi parlons-nous exactement à propos de résolution ?

Deux éléments sont déterminants : le nombre de bits et la fréquence d'échantillonnage.

(Dans le texte ci-dessous, je ne rentre pas de façon détaillée dans l'aspect mathématique du traitement du signal, ce serait long et fastidieux à faire et à lire, d'autant plus que ce genre d'information abonde sur le Web).

Le nombre de bits détermine la dynamique du signal enregistré. 1 bit vaut 6 dB. Un CD utilise 16 bits ce qui permet une dynamique de 96 dB. On voit tout de suite que 24 bits permettent une extension de la dynamique, soit : 144 dB.
La fréquence d'échantillonnage doit être égale au double de la fréquence la plus haute à reproduire. Dans le cas de l'oreille humaine, la plus haute fréquence retenue est de 20000 Hz, ce qui soit dit en passant est très largement supérieure à ce que le commun des mortels peut entendre (quand on est très jeune peut-être et surtout lorsque les oreilles n'ont pas été mises à l'épreuve d'intensité sonore élevée et répétée). Lors de l'élaboration du CD, c'est une fréquence de 22050 Hz qui a été retenue pour se donner une marge de sécurité, ce qui nous amène donc la la fréquence d'échantillonnage de 44100 Hz.

Mais alors, les 96 dB de dynamique et la fréquence de 22050 Hz d'un CD ne sont-ils pas suffisants ?
Oui et non, car les conditions d'enregistrement ne sont pas toujours celles qu'il faudrait. Et puis Monsieur tout le monde ne dispose en général pas de moyens d'écoute permettant la mise en évidence de carence à ce niveau là. La majorité des CD produits à travers le monde est destinée à une consommation de masse, celle-ci se faisant via le MP3. Le respect de la dynamique n'est donc pas le critère le plus important pour les producteurs. quand à la fréquence d'échantillonnage, je ne vois pas pourquoi il serait nécessaire de passer de 44,1 KHz à 48, 88.2 ou même 192 KHz, mais il y a certainement une raison.

Un mot sur la taille des fichiers.

La taille d'un fichier audio sur CD se calcule de la manière suivante :

Fréquence d'échantillonnage x nombre de bits x nombre de secondes d'enregistrement x nombre de voies

Soit, pour une seconde d'un CD stéréo (2 voies) classique : 44100 x 16 x 1 x 2 = 1411200 bits = 176400 octets.
Un CD de 60 minutes contient donc un peu plus de 635 Mo (Méga Octets) de données.

Passer à un format haute résolution de 24 bits / 192 KHz "pèse" donc très lourd :
192000 x 24 x 1 x 2 = 9216000 bits = 4,147 Go (Giga Octet) pour 60 mn d'enregistrement.
Ces 60 mn ne peuvent donc pas tenir sur un support tel qu'un CD, il faut passer à un DVD.

Certes la vitesse de transfert des informations sur Internet est de plus en plus élevée et la capacité des disques durs ne cesse d'augmenter, mais quand même ! On comprend donc que les éditeurs de musique s'orientent généralement vers un échantillonnage de 96 KHz.

Ou trouver des fichiers haute résolution ?

www.quobuz.com
www.linnrecords.com
www.itrax.com
www.2l.no/hires/index.html
www.hdtracks.com
www.lessloss.com

Sur les deux derniers sites présentés ci-dessus, il est possible de télécharger des échantillons gratuits suffisamment intéressants pour se faire une idée. A l'écoute la différence avec un bon CD n'est pas renversante, mais il semble tout de même se dégager quelque chose que je traduirais par une amélioration de la transparence et du naturel de la restitution. L'image sonore est plus épanouie. Les échantillons téléchargés depuis le site lessloss.com indiqué ci-dessus font la part belle à la dynamique. je n'avais encore jamais vu les crêtes-mètres de Foobar s'agiter avec une telle amplitude sur les sons de batterie notamment !

Pour visualiser le taux de transfert, le nombre de bits et la fréquence d'échantillonnage dans Foobar, il faut renseigner la zone "Status bar" comme indiqué ci-dessous. On trouve par défaut toute les valeurs affichées exceptée le nombre de bits du fichier lu. Il faut donc insérer ce qui est surligné en bleu dans l'image ci-dessous. (Menu : Display / Default user interface)

Et voilà ce que cela donne. A noter, le taux de transfert, ici de 4608 kbps (Kilo Bits Par Seconde). On est loin du CD standard qui, dans sa version non compressée est de 1411 kbps.

 

A l'heure de la dématérialisation, les amateurs sont de plus en plus nombreux à acheter des disques en ligne. des sites de vente proposent des œuvres en haute résolution, c'est-à-dire, plus des traditionnels 16 bits / 44100 Hz des CD standards. Il n'est pas rare non plus de rencontrer différents types de fichiers :Flac, Wav, MP3, etc. En effectuant une recherche, j'ai même trouvé un enregistrement en MP2. Je ne savais même pas que ça existait !
Les fréquences d'échantillonnage sont aussi multiples.
La command 'View" présentée plus haut permet de visualiser les types de fichiers, le nombre de bits et la fréquence d'échantillonnage.

Pour réaliser cette vue il suffit de recopier ou de coller ce qui suit dans la zone de création de la commande View :
Fichiers %codec%|$info(bitspersample) bits|%samplerate% Hz|%album%[ '['%album artist%']']|[[%discnumber%.]%tracknumber%. ][%track artist% - ]%title%
Il faut aussi donner un nom à cette vue, par exemple : by format.

L'image ci-dessous montre ce qui apparait lorsque j'active la nouvelle vue. La majorité des fichiers sont en Flac / 16 bits / 44100 Hz. Le chiffre entre parenthèses indique le nombre de dossiers qui reflète ici le nombre de CD. Au sujet des MP3 à 44100 Hz il s'agit bien aussi de dossiers, mais ils peuvent ne contenir qu'un ou quelques fichiers audio (souvenir d'un temps révolu).

30 janvier 2012

Télécommander Foobar, un vieux rêve enfin concrétisé !

Il y a de nombreuses possibilités aujourd'hui pour pouvoir télécommander tout ou partie d'un ordinateur, mais je souhaitais simplement pouvoir accéder à ma discothèque depuis mon canapé à l'instar de ce qu'on peut faire avec un lecteur CD télécommandé.
J'ai vu et lu sur le Web qu'il était possible de réaliser cette opération depuis un téléphone portable et en faisant des recherches, on tombe rapidement sur l'une des applications qui permet de piloter le logiciel Itunes d'Apple via un iphone. Mais, je fais de la résistance et je n'utilise pas ce logiciel car il ne permet pas nativement la lecture des fichiers Flac. Ensuite, mon téléphone portable n'est pas non plus un iphone mais un téléphone fonctionnant sous Android le logiciel développé par Google.
Un petit tour sur l'Android Market en indiquant dans le critère de recherche : "Foobar" et on tombe sur plusieurs applications capables de monitorer Foobar à distance.

Ci-dessous quelques captures d'écrans de ce que l'on peut trouver.

                        
 

                       

J'en ai donc essayé plusieurs et le fonctionnement est correct. A noter que la plupart de ces applications disposent de versions gratuites et de versions payantes, la différence étant la disparition de bandeau publicitaire avec les versions payantes dont le prix est toutefois assez modeste.
Cela dit, l'utilisation via un téléphone portable est un peu contraignante d'une part par le fait que les informations et images des pochettes sont un peu petites et d'autre part par le fait que le téléphone se décharge un peu vite car ces applications fonctionnent en WI-FI, gros consommateur d'énergie.

L'approche était suffisamment intéressante pour que je creuse un peu le sujet. J'ai donc commencé à m'intéresser aux tablettes d'autant plus qu'ayant vu ce qu'on pouvait obtenir avec celle d'Apple (l'ipad2), je me suis dit qu'on devait pouvoir obtenir quelque chose de bien avec l'une des nombreuses tablettes qui fonctionnent aujourd'hui sous Android. Après comparaison des divers modèles envisagés, mon choix s'est porté sur un modèle de chez ACER : Iconia Tab A500.

Tablette ACER Iconia TAB A500
Tablette ACER Iconia TAB A500

Cette tablette possède un écran WXGA de 10,1" soit un peu plus de 25 cm de diagonale, ce qui est bien adapté à l'usage que je souhaite en faire. Elle est équipée d'un processeur rapide, mémoire 16 Go qui peut être renforcée par une carte micro SD, appareil photo avant et arrière (2 et 5 megapixels respectivement), Wi-Fi et Blutooth, prises USB et HDMI. Une batterie de 3260 mAh lui assure une bonne autonomie. Assez complète donc et pas trop chère (de l'ordre de 300 €).

Pour faire fonctionner cette tablette avec Foobar il est tout d'abord nécessaire de charger sur l'ordinateur hôte le plug-in foo_httpcontrol permettant le dialogue en Wi-Fi avec la tablette.
Il faut ensuite télécharger depuis la tablette l'application de télécommande de Foobar sur l'Android Market.
J'ai essayé toutes les applications que j'ai présenté plus haut et j'ai conservé la dernière. En effet, sans erreur de ma part, c'est la seule application qui permette l'exploitation correcte d'un affichage sur tablette. Les autres applications sont adaptées au format téléphone et sont affichées tel quel sur l'écran de la tablette. C'est un peu frustrant.

Il s'agit de l'application foomote qu'il faudra configurer en lui donnant notamment l'adresse IP de l'ordinateur sur lequel fonctionne Foobar. La marche à suivre est très bien expliquée sur le site du développeur : Banamalon.

Le résultat est à la hauteur de mes attentes :

Les titres de l'album sélectionné apparaissent à gauche dans une colonne de largeur fixe. On trouve le titre des morceaux, le nom de l'album et celui de l'artiste. A droite, sous le nom de l'album et celui de l'artiste une barre de réglage du niveau de sortie de Foobar. Ce réglage est à mon avis perfectible car il est réalisé en pourcentage et non en suivant une échelle logarithmique comme il se doit en audio. A noter la flèche à gauche du numéro de piste qui permet de masquer la colonne de gauche et par conséquent d'allouer tout l'écran à la fenêtre principale. Sous l'image de la pochette, ujne barre représentant l'avance de la lecture et à sa droite, la durée totale du morceau écouté. On trouve ensuite les petites icones classiques telles qu'on les trouve sur un lecteur de CD : Arrêt, Play, Pause, saut au morceau suivant ou précédent, avance rapide avant et arrière, etc.
La ligne au bas de l'écran n'appartient pas vraiment à l'application mais plutôt à Android. C'est pourtant la quatrième en partant de la gauche qui permet de revenir dans la bibliothèque afin de choisir un autre genre, un autre artiste ou un autre disque de l'artiste en cours.

Cette application relativement récente fonctionne à merveille.